Le droit à la ville « gouine » : la géographie politique des marches « dyke » à Montréal

25 août 2015 - Julie Podmore, PhD
Ajouté le 31 août 2015

Conférence présentée dans le cadre du colloque Identités et luttes lesbiennes dans les espaces sociaux, médiatiques et politiques au 7e Congrès international des recherches féministes dans la Francophonie.

Par : Julie Podmore, Professeure, département de Géographie, Cégep John Abbot; Professeure affiliée, Université Concordia

Résumé de la conférence : En août 2012, Montréal a témoigné ses deux premières marches « dyke ». La première, « la marche des gouines radicales », a été organisée par les jeunes militantes des mouvements populaires, surtout les queers anticapitalistes, les queers radicaux et les « queers of color ». La deuxième, « la marche des femmes LGBT », a été proposée par Fierté Montréal, l’organisme qui présente le défilé de la « gay pride » chaque année. Lancés vingt ans après celles des autres grandes métropoles de l’Amérique du Nord, ces premières marches dykes de Montréal ont soulevé des questions de la politique spatiale LGBTQ en ville et les politiques de genre dans le mouvement de la fierté LGBTQ. L’objectif de cette analyse est de comparer les moyens que ces deux groupes de militantes ont employés en demandant le droit à la ville « dyke ». S’appuyant sur les rapports des médias et l’observation participante, je compare les différentes manières dont ces deux groupes d’activistes ont défini leur propre mouvement, ont réalisé la marche dyke et ont occupé les espaces publics de la ville. La pratique spatiale de chaque marche semble souligner que les politiques lesbiennes montréalaises actuelles sont multiples et qu’elles ont un rapport complexe avec les mouvements et les espaces LGBTQ de la ville.

Julie Podmore (elle)

Professeure affiliée
Department of Geography, Planning & Environment
Université Concordia